Les Œuvres

Les trésors de la musique sacrée

Fauré et Haydn

Article de Thierry Merle

Requiem de Gabriel Fauré

La popularité de cette superbe page de Gabriel FAURE n’est pas exagérée. Tout est beau dans cette œuvre dans laquelle on admire à la fois l’atmosphère générale, la couleur orchestrale qui privilégie les sons feutrés (altos de l’orchestre, cors…), ainsi que les lignes de chant.

Comment ne pas ressentir une poignante émotion en écoutant le « Pie Jesu » qu’interprétera notre soliste Jeanne MENDOCHE !

L’interprétation de L’Ensemble Vocal du Dauphiné sera toute en nuances, faisant alterner davantage d’ombres que de lumières. Les solistes seront là pour souligner l’idée et ramener à sa juste place cette Messe de Requiem.

Oui, nous avons aussi besoin d’être apaisés…

Gabriel Fauré par Paul Nadar en 1905

Messe Nelson de Joseph Haydn

Portrait de Joseph_Haydn

Atmosphère différente avec cette imposante fresque sonore qu’est la Messe Nelson. A coup sûr, c’est l’œuvre pour chœur et orchestre de Joseph Haydn la plus aboutie.

L’orchestre tout d’abord, qui met les cuivres et les timbales à l’honneur : inoubliable est la sonnerie d’entrée du Kyrie ! Et surtout le chœur, sans cesse sollicité avec des vocalises brillantes et des unissons imposants.

La rythmique n’est pas en reste et Haydn joue constamment avec la vélocité comme dans le « Resurrexit » qui rivalise de virtuosité et impose des unissons, ou bien dans le fugato final.

On notera enfin la tessiture particulièrement élevée pour la soliste soprano qui couronne nombre de passages puissants ou aériens. Les réponses du chœur en seront d’autant plus déterminées !

Exsultate Jubilate de Karl Jenkins

Si le public le demande…une courte pièce de Karl Jenkins clôturera le concert.  

Quelle évidence dans cette page qui fond dans une rythmique échevelée, une mélodie qui s’imprime en nous dès les premières mesures.

Le chœur est largement sollicité, tandis que les cordes de l’orchestre sont réduites à un accompagnement discret.

Mais quelle ascension sur le final où tout n’est que déclamation dans les timbres les plus purs !

JENKINS, peut-être le plus grand de nos compositeurs contemporains !

Portrait de Karl Jenkins